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le 1er janvier 2017

COLLOQUE INTERNATIONAL
Norbert Benoît parle de la Traite négrière
et du devoir de mémoire

Journal L'Express Lundi 23 aout 2004
mis en ligne le 1er septembre 2007

La rencontre a été forcée. Le retour n'a pas eu lieu.
Y a-t-il aujourd'hui un devoir de mémoire ? Et que fait-on pour les descendants d’esclaves ?
“Les interactions générées par la rencontre forcée et le retour des anciens esclaves”.
Tel est le titre qui a fait l'objet de l'intervention de l'historien Norbert Benoît
au séminaire international de Loango (Pointe-Noire) sur
“La traite négrière et l'esclavage : le devoir de mémoire”,
organisé par le gouvernement de la République du Congo, du 9 au 12 août.


Norbert Benoît était désigné comme orateur
par une délégation permanente du Congo dans le cadre du programme de 2004,
“Année Internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et son abolition” –
année proclamée par l'Organisation des Nations Unies sur la base des recommandations
issues de la 32ème Conférence générale de l'UNESCO, et du projet “La route de l'esclave”.
C'est son expérience et son intérêt sur la question liée à la négritude qui lui ont valu
cette invitation par le ministère de la Culture de la République du Congo.

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Norbert Benoît

conférence du 25 aout 2004

En s’appuyant sur des documents historiques
des vieux papiers qui ont traversé le temps, des dossiers de traite ou encore cet exemplaire
des Conversations d'Emilie de Mme d'Epinay qui date de 1786 pour cette 2ème édition qu'il a achetée aux enchères,
l'orateur place la "rencontre forcée" touchant Maurice à la période correspondant à l'administration française
où le commerce par excellence était la traite négrière, autrement dit, la vente des pacotilles.
Ce sont les Indiens, les Malgaches, les Comoriens, les Wolofs, les Africains du Mozambique qui étaient concernés
par cette rencontre qui signifiait aussi une déculturation.
L'interaction avait pour conséquence la perte de l’identité et de langues ancestrales
pour laisser se forger la langue créole dans la souffrance.

Quant à la question du “retour des anciens esclaves”
qui fait l’objet de la deuxième partie de l’intitulé de l’intervention, notre orateur est catégorique :
“pas un seul esclave n’est retourné dans le pays de ses ancêtres”
parmi les 77 000 qui furent officiellement libérés le 1er février 1835.
Pendant la période de l’esclavage,
la seule possibilité était la fuite à l’aide des pirogues.
Mais tous ceux qui l’ont tentée, ont péri en mer.
Après l’abolition,
la seule possibilité était la fuite par l’esprit.
Et là, tous ceux qui l’ont souhaitée,
ont choisit de se suicider ou de se faire exécuter.
Mais la majorité était au bagne.

Les autres ont préféré s’éloigner de là où peinaient leurs ancêtres, la terre de leur maître,
pour gagner leur vie près de la mer.
Aujourd’hui, leurs descendants, encore pêcheurs, toujours à la quête d’une identité,
sont les victimes d’une autre forme d’esclavage.
Ils ont formé avec l’arrivée des travailleurs immigrés, notamment les Indiens,
les classes inférieures de la population, par opposition aux deux classes supérieures,
les Blancs et les métis.

Interrogation et dénonciation
Aujourd’hui, Norbert Benoît s’interroge
quant à la défense de la cause de ces fils et filles d’esclaves.
“Aujourd’hui, les descendants d’esclaves devraient se rendre compte
que ceux qui se sont servis de leurs votes n’ont pas su les défendre […] Incompétents ?
Profiteurs du temps de députés à l’assemblée ?
Savoir surtout, en plus, quant aux autres, non-députés, être politiquement corrects ?
La route est encore longue à parcourir.”

Dans son discours,
Norbert Benoit n’a pas hésité à dénoncer au monde entier
la pratique à Maurice

de certains individus mal informés, pour qui le devoir de mémoire a des raisons politiques.
Ces gens-là refusent de donner aux descendants d’esclaves l’accès à des lieux qui sont leur héritage.

Il faut, insiste-t-il, rendre accessible ces lieux de mémoire comme la maison d’Adrien d’Epinay,
le Cimetière des Noirs, le Cimetière breton, la montagne du Morne à un plus grand nombre d’individus.

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Le Morne Brabant, cachette des esclaves en fuite
"Un oasis de paix au milieu d’un océan de souffrance"

Ce sont des lieux qu’il importe, selon lui, d’inclure dans la liste du tourisme culturel de la Route de l’esclave.
Il existe aussi des plantes et des animaux endémiques en danger d’extinction qu’il faut préserver à tout prix.
Il dénonce également ceux qui refusent de contribuer à la construction de l’Histoire de Maurice
en interdisant de photographier le crâne de Ratsitatane

(prince malgache exécuté à Port-Louis, le 15 avril 1822),
embaumé et conservé à l’abri de tout regard au musée de Port-Louis.
Il aurait lui-même souhaité en faire des photos pour illustrer son ouvrage qui va bientôt paraître
sous le titre Ratsitatanina ou Ratsitatane, fils d’Andria-Manba – Mythe et Vérité –
Contribution à l’étude de l’Histoire de l’île Maurice.

Enfin,
il faut, reconnaît notre orateur,
éveiller la conscience des gens,
surtout les politiques,
et trouver un plan Marshall d’urgence
pour sauver cette humanité écrasée.

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CONFÉRENCE
Benoît à Panama

Norbert Benoît participe actuellement,
en tant que membre du Comité scientifique de la Route de l'Esclave,
à une rencontre sur le thème “Sensibilisation contre l'esclavage :
ses effets et son impact dans la société”, à Panama, du 23 au 25 août,dans le cadre de
la “commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition”.
Le titre de son exposé est
«La traite négrière transatlantique et le système du commerce triangulaire :
l'expérience mauricienne».

Cette rencontre,
organisée par le bureau de l'Unesco pour l'Amérique Centrale, en coopération avec l'UNICEF,
vise à sensibiliser le grand public à ce que fut l'esclavage,
à promouvoir le respect et la tolérance entre les différentes populations
et à participer à la campagne d'éducation sur la question des Droits de l'homme.
Parmi les participants à cet important événement,
figurent Alpha Konaré (Président de l'Union Africaine),
Amadou Mahtar M'Bow (ancien directeur général de l'Unesco),
Oscar Arias (ancien Président de Costa Rica et Prix Nobel de la Paix),
Martin Torrijos (nouveau Président élu du Panama),
Wole Soyinka (Prix Nobel de la Paix)
et Rigoberta Minchu (Prix Nobel de la Paix),
ainsi que des experts de haut niveau,
des représentants gouvernementaux et des organismes internationaux
et des délégués de différents groupes ethniques.
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Issa Asgarally:
L'histoire du prince Malgache
Ratsitatane en 1822

Thèse de doctorat 1980
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Azize Asgarally:
Auteur de la pièce de théâtre
"RATSITATANE"

parution 1980
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Emmanuel Richon:
Le crane de Ratsitatane

année 2004
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Interview vidéo
Norbert Benoît nous parle
de Ratsitatane

vidéo du 18 juillet 2009
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