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mars 2001
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le 1er février 2017

Journal Week-End
dimanche 8 juin 2003

Rapports médicaux
autour de la mort de Kaya
Les experts se contredisent

Cinq rapports médicaux ont été rédigés par des médecins
pour tenter d'apporter des éclaircissements sur les circonstances
dans lesquelles Kaya a trouvé la mort en février 1999.
Les experts qui se sont penchés sur le dossier sont
les Dr Surnam, Oogarah, Ramstein et Whyte et le professeur Graham.
Faits troublants, sur plusieurs points (cause du décès, nature des blessures, entre autres),
ces experts se contredisent, arrivant à des conclusions nettement opposées.
Au total, cinq rapports médicaux ont été rédigés dans le cadre de l'enquête
visant à déterminer les circonstances de la mort de Kaya.

Le Dr Surnam, médecin légiste,
a été le premier à déposer ses observations et conclusions en cour,
après avoir autopsié le corps du chanteur quelques heures après que ce dernier fut trouvé mort
le 21 février 1999.

Vint ensuite celui de son confrère,
le Dr Jean-Paul Ramstein.

Sollicité de la Réunion, ce dernier avait pratiqué une contre-autopsie le lundi 22 février.
Son rapport, rendu public en mars, comprenait aussi en annexe celui du Dr Pravind Kumar Oogarah,
neuropathologiste. Ce dernier avait analysé le cerveau de Kaya après l'autopsie pratiquée par le Dr Surnam.

En cour,
durant les travaux de l'enquête judiciaire

présidée par le magistrat Patrick Kam Sing,
le Dr Whyte fut assigné comme témoin pour commenter le rapport du Dr Ramstein.
D'origine britannique, le Dr Whyte avait procédé à cet exercice à la demande de son compatriote,
David Shattock, alors conseiller de l'ex-PM, Navin Ramgoolam.

Fin 2001/début 2002, le Dr Graham,
de l'université de Glasgow,

apporta ses éléments après avoir procédé à des analyses approfondies sur le cerveau de Kaya en Écosse
à la requête de la veuve de Kaya et de son homme de loi, Me Rex Stephen.
Les tests avaient été pratiqués en présence des Dr Oogarah et Modun.

Toutefois,
si le Dr Oogarah fut appelé à la barre
en janvier 2002

pour parler du contenu du rapport Graham,
le document lui-même n'a pas été déposé en cour suivant une décision de Me Stephen.

Malgré la présence des différents documents,
les faits sont que dans cette enquête, plusieurs des experts se contredisent
sur quelques-uns des points importants.
C'est ce que faisait d'ailleurs ressortir Me Stephen à la fin de l'an 2000
quelque temps après que Véronique Topize eut retenu ses services.
L'avocat devait préciser qu'il avait noté des contradictions dans les rapports médicaux
alors présentés, citant ceux des Dr Surnam, Ramstein et Oogarah.
De plus, disait-il,
ces rapports étaient en contradiction avec certains témoignages reçus en cour.

Dans une déclaration à la presse en 2000, Me Stephen
se questionnait quant au fait que le Dr Surnam estimait l'heure de la mort
aux alentours de 5h, alors qu'à cette même heure,
le corps de Kaya avait été trouvé par les policiers de faction à Alcatraz.
Le corps avait été décrit comme étant alors froid et commençait à devenir rigide.
Se basant sur le rapport Oogarah, Me Stephen expliquait
que l'infarctus serait survenu dix à douze heures avant le décès.
Ce qui aurait provoqué un coma avant le décès.
L'avocat rappelle qu'un des policiers de faction à ce moment
a dit avoir vu Kaya en bonne santé aux alentours de 4h.

Le 22 février 1999,
la police émettait pour sa part un communiqué à l'effet que le 21 février, à 3h57,
Kaya avait été vu en vie dans sa cellule lors d'une visite de routine.

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Le Dr Whyte met en doute
le professionnalisme du Dr Ramstein,
qui affirme que Kaya avait été battu

Le flou allait devenir plus épais quand les Drs Ramstein et Whyte
furent appelés à la barre des témoins en août 1999.
Soutenant les points qu'il avait mentionnés dans son rapport, le médecin légiste français
affirmait que les contusions trouvées sur le bord externe du bras gauche du chanteur étaient
"des plaies de défense (…)
Elles peuvent avoir été causées quand l'avant-bras vient protéger le visage".

Le Dr Ramstein précisait que ces blessures et les autres (au dos, aux épaules et aux genoux)
n'avaient pu avoir été causées par la victime elle-même.
Selon ce médecin légiste, des contusions notées au niveau des épaules et des omoplates
laissaient deviner une empoignade.
Il arrivait à la conclusion que le chanteur avait été immobilisé et secoué.
Il attribuait aussi les lésions au niveau de l'hémisphère gauche du cerveau au fait que
Kaya avait été violemment secoué en le prenant par ses tresses.
D'où les cheveux retrouvés dans la cellule.

Selon le Dr Ramstein, les décélérations injuries au cerveau,
notées par le Dr Surnam et causées par décélération rapide,
laissaient supposer une violence supérieure à celle d'une simple chute.
Ces blessures, ajoutait-il, peuvent aussi avoir été causées par secouage,
provoquant des lésions cérébrales
semblables à celles du Shaken Baby Syndrom.
Le Dr Surnam parle de
"sudden arrest of movement,
moi je serais plutôt pour un arrest of a sudden movement", poursuivait-il.

Ayant eu pour instructions de
"lire et de commenter le rapport du Dr Ramstein",
le Dr Hugh Whyte allait pour sa part contredire les principaux arguments de son confrère.
Expliquant que ce n'était pas son rôle d'établir les causes de la mort,
il devait toutefois affirmer que Kaya n'avait pas été battu.
Il ajouta aussi que le rapport Ramstein ne prouvait nullement qu'il avait été secoué à mort.
Il réfuta aussi la thèse selon laquelle Kaya portait des shaking injuries.
Selon lui, l'embolie cérébrale décelée était due à une déshydratation aiguë.
Il estimait que le chanteur avait souffert d'une forte fièvre suivant une infection.
Il évoquait la possibilité que Kaya aurait pu s'être lui-même infligé des ecchymoses
sur le front lors d'une crise d'alcoolisme.
Le Dr Whyte insistait sur le fait que rien ne prouvait que Kaya avait reçu des coups
et que les blessures aux avant-bras n'étaient nullement des defensive injuries.
Plus loin encore,
le médecin contacté par David Shattock émettait de sérieux doutes
sur le professionnalisme du Dr Ramstein.
En cour, il a décrit le rapport du médecin légiste réunionnais comme étant dreadful,
estimant même que ce dernier "frise l'incompétence".

Analyses approfondies
Appelé à la barre des témoins en janvier 2002,
le Dr Pravind Kumar Oogarah avançait qu'à sa connaissance,
le professeur Graham n'avait pas déterminé les causes de la mort.
Toutefois, les blessures trouvées sur le cerveau n'étaient pas graves
au point d'avoir été fatales.
De nature traumatiques, elles auraient été provoquées quelque temps avant le décès.
Par ailleurs, contrairement à ce qu'avait écrit le Dr Oogarah,
le professeur Graham aurait écarté la thèse de "infaction".
Le neuropathologiste devait alors expliquer qu'il avait été trompé dans ses observations
par les signes du processus de décomposition.
"Compte tenu de l'heure annoncée de la mort,
c'est surprenant que la décomposition
ait connu un tel développement."

Il expliquait que le processus de décomposition est tributaire de la température, du temps, etc.

Il convient aussi de faire ressortir que dans leurs dépositions en cour,
quelques-unes des personnes qui étaient détenues à Alcatraz au moment de la mort de Kaya
ont laissé entendre que Kaya avait été battu par des policiers.
Compagnon de cellule du chanteur pendant quelque temps, Aldo Céline a affirmé, sous serment,
que l'agression s'est déroulée devant lui.
Bruno Lysis, qui occupait une cellule voisine,
affirmait avoir entendu Kaya se plaindre des coups qu'il avait reçus
et l'aurait entendu crier: "Ayo, ayo ! Pas batté."
Selon le témoin, un policier aurait par la suite lancé:
"Li bon, to ava arrêter."

Bien entendu les autorités policières ont affirmé qu'à aucun moment,
le chanteur n'avait été battu.
Il fut toutefois fait mention du fait que ce dernier était malade.

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Kaya ne serait pas mort de coups
infligés par des policiers

Joseph Réginald Topize, plus connu sous le nom de Kaya,
le célèbre chanteur populaire et créateur du Seggae, ne serait pas mort
suite d'une quelconque blessure que lui auraient infligée des policiers
alors qu'il était détenu en cellule à Alcatraz, aux Casernes centrales,
le 21 février 1999.
C'est la conclusion à laquelle serait arrivé le magistrat Patrick Kam Sing
à l'issue de la longue enquête judiciaire qu'il a menée au sein de la cour de district de Bambous.
Le magistrat a remis son rapport final au bureau du Directeur des poursuites publiques,
M. Abdul Rafeek Hamuth auquel il appartiendra désormais de décider de la suite à donner à l'affaire.

On se souviendra que la mort de Kaya avait été le détonateur des graves émeutes
qui avaient éclaté en février 1999 et au cours desquelles, trois jeunes, dont Berger Agathe
(lui-même un chanteur) avaient péri.
Kaya avait été arrêté le 18 février de la même année après qu'il eut avoué avoir fumé du gandia
lors du meeting qu'avait tenu le mouvement Républicain (MR) quatre jours plus tôt à Rose-Hill
sur le thème de la dépénalisation du gandia.
Gardé à vue dans une cellule de haute sécurité (l'Alcatraz des Casernes centrales),
il y fut retrouvé mort aux petites heures du dimanche 21 février avec des blessures sur le corps.
Une partie de la population (toutes communautés confondues) se souleva dans les rues
contre ce qu'elle avait les conséquences dramatiques d'une brutalité policière de plus
comme il y en avait de fréquents à l'époque.

Dans un premier temps,
des infrastructures appartenant à l'État furent incendiées ou endommagées.

Ensuite,
les émeutiers s'attaquèrent à certains gros commerces spécialisés dans la vente à tempérament
qu'ils rendirent responsables de leur endettement et de leur appauvrissement.
La tension, déjà très forte, prit une tournure très dangereuse quand certains éléments
essayèrent de détourner en affrontement communaliste ce qui était
un mécontentement de nature social général.
Heureusement, les choses se calmèrent aussitôt les funérailles de Kaya terminées.

Ouverte en mars 1999,
l'enquête judiciaire menée par le magistrat Kam Sing
pour établir les causes de la mort du chanteur aura donc mis quatre années et trois mois
pour arriver à terme.
Le magistrat a épluché plus de 2000 pages de dépositions et de documents dans cet exercice et,
également, cinq autres rapports médicaux post-mortem rédigés séparément par les docteurs Harish Surnam,
Oogarah, Ramstein, White et le professeur Graham.

En juillet 2000,
l'enquête avait été stoppée
suite à une demande de la veuve du chanteur pour que le cerveau de Kaya
soit contre-autopsié en Ecosse par le professeur Graham.
En deux fois, le magistrat Kam Sing avait rejeté la demande de Mme Véronique Topize,
mais elle put toutefois aller au bout de sa démarche en obtenant l'aval de la Cour suprême
par le biais d'un Judicial Review.
La presse fit état "d'une certaine confusion" lors de la réouverture de l'enquête,

le 10 janvier 2002,
cette réouverture fut bouclée en un jour.
En fait, il révèle que les tests sur le cerveau de Kaya réalisés en Ecosse par le docteur Graham
n'avaient pas déterminé les causes de la mort du chanteur.
Toutefois, selon le docteur Oogarah,
devait expliqué que les tests menés par le professeur Graham "avaient permis d'apporter plus de précisions
sur le" timing "relatifs au décès de Kaya". Toujours selon ce que le docteur Oogarah avait affirmé
lors de sa déposition à la barre "le professeur Graham avait noté que les blessures de Kaya
avaient été causées quelque temps avant son décès, mais elles n'auraient cependant pas été fatales".
Il faut noter que trois policiers chargés de la surveillance de Kaya au moment de sa détention à Alcatraz
avaient été suspendus de leurs fonctions.
Leur homme de loi, Me. Kishore Pertab,
avait toujours maintenu que ces clients étaient innocents
et n'avaient rien à voir avec la mort du chanteur.
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Droit de savoir

Les dispositions de la justice étant toujours ce qu'elles sont dans notre pays
malgré les grands discours sur la transparence, en l'absence toujours prolongée d'un
Freedom of access to information, c'est en procédant à des recoupements que la presse
a pu obtenir confirmation que, effectivement, le magistrat Kam Sing a bel et bien déposé
son rapport judiciaire.

L'avocat Rex Stephen, qui représente les intérêts de Mme Véronique Topize, la veuve du chanteur,
dans un procès au civile institué devant la Cour suprême a, jeudi dernier, adressé une requête
au DPP pour que, au moins, lui, reçoive une copie du rapport Kam Sing.
Mais, à hier après - midi, il n'avait toujours pas eu de réponse à sa demande.

Quelles sont donc
les causes réelles du décès de Kaya ?

C'est la grande question que, évidemment, tout le monde est en droit de se poser maintenant.
Rien dans nos textes de loi ne fait obligation au Directeur de poursuites publiques de publier
le rapport de l'enquête judiciaire, mais, comme l'a fait remarqué l'avocat de Mme Véronique Topize,
"rien non plus n'empêche le DPP de publier le rapport".

Eu égard à la forte charge émotionnelle que le décès subit du chanteur avait soulevée dans le pays,
ses parents et la société mauricienne, en général, on se demande s'il ne serait pas plus judicieux
que ce rapport soit officiellement communiqué à la population.
Tous les Mauriciens, que le drame survenu à Kaya avait affectés avec la même intensité
n'auraient-ils donc pas le droit de savoir ce qui s'est passé ?

Est-ce en tenant au secret ce qui doit impérativement être connu
que certains s'attendent à empêcher toutes sortes de spéculations?
Or, on sait bien comment les spéculations malsaines peuvent causer plus de tort que de mal…
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Véronique Topize:
"Je continue à réclamer
une commission d'enquête
sur la mort de Kaya"

juin 2003

témoignage vidéo Dalidah Topize (1,6 mo)
Témoingnage vidéo de
Véronique Topize

février 1999

Véronique Topize, la veuve de Kaya, est effondrée.
Quand elle a appris, mercredi dernier par la presse, que les conclusions de l'enquête judiciaire
transmises au DPP allaient dans le sens du no foul play,
elle n'a pu retenir ses larmes et son découragement.
Ses enfants, Azaria et Lumia, sont aussi très bouleversés.
Mais, aujourd'hui plus que jamais, c'est la détermination qui l'emporte.
"Je ne sais pas exactement ce qu'il en est.
C'est par la presse que j'ai appris que le magistrat qui présidait l'enquête judiciaire a conclu
qu'il n'y avait rien de criminel dans la mort de Kaya en cellule en février 1999.
Je ne sais pas si c'est vrai. Dès jeudi, mon avocat, Me Rex Stephen, a envoyé un fax au DPP
pour lui demander de nous faire avoir une copie de ce rapport,
mais jusqu'à l'heure nous n'avons pas eu de réponse.
Je ne sais donc pas si l'information concernant ces conclusions est vraie.
Mais si c'est le cas, je dis haut et fort que je ne peux pas l'accepter.
C'est inacceptable"
, nous déclare Véronique Topize.

Ce refus, elle le motive par ce qu'elle a vu.
"Quand Kaya est allé en prison, il allait très bien.
Quand on m'a rendu son corps, il portait 32 blessures.
Entre autres, des blessures dans le creux des coudes et des genoux,
pas du tout le genre de blessures que quelqu'un peut s'infliger lui-même
en tombant ou en se cognant",
fait ressortir la veuve de Kaya.

Elle le dit en tout cas haut et fort:
ce n'est pas ce revers qui l'arrêtera dans son combat.
"Avec Kaya, j'ai perdu ce que j'avais de plus cher au monde.
Je ne vois pas ce que je peux perdre de plus.
Je ne crois pas que je pourrai souffrir plus que ce que j'ai souffert à sa mort.
Alors, rien ne m'arrêtera dans le combat que je mène pour que la lumière soit faite
et que la justice soit rendue".

Elle réaffirme ainsi son intention de continuer à réclamer une commission d'enquête
sur la mort en cellule de Kaya, ainsi que sur d'autres morts récentes en détention policière.
Elle redit aussi sa volonté d'obtenir des poursuites.
"Même sil'on admet ces conclusions, il faut que quelqu'un rende des comptes.
Il faut que ceux qui étaient de service ce jour-là à la prison viennent expliquer
comment Kaya a pu se retrouver dans cet état alors qu'il est entré en bonne forme en cellule",

insiste Véronique Topize.

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Pour elle, la lutte ne fait que continuer
pour arriver à trouver ce fameux "simé lalimièr"
que chantait Kaya.

la.vie.Catholique.one.line

Liens Véronique Topize nous parle 01

Liens Véronique Topize 02
Liens Véronique Topize 03
Liens Véronique Topize 04

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le 1er février 2017

mis en ligne le 09 mars 2004